Surprise: le comité fantôme de Paradis sur le français accouche d'un rapport "ex nihilo"

POUR PUBLICATION IMMÉDIATE

7 mars 2013

 

Le ministre n’a jamais annoncé la création du comité, qui y siégerait et quel serait son mandat

OTTAWA — Même si le NPD réclame depuis des mois les éléments essentiels du comité consultatif sur la langue française promis en grandes pompes par le gouvernement Harper, les conservateurs ont plutôt décidé de ne pas se soucier des questions essentielles et d’aller directement à l’étape finale: publier un rapport à partir de rien.

 «Encore une fois, les conservateurs se moquent de la transparence, indique Robert Aubin (Trois-Rivières). Fidèles à leurs habitudes, ils ont conçu ce rapport en catimini, derrière des portes closes. Plutôt que de consulter ouvertement le public, ils ont préféré un processus secret, empêchant une fois de plus les travailleurs de prendre part à cette décision.»

 Il y a moins de deux semaines, le NPD avait demandé pour une énième fois de savoir où en était la création de ce comité, ni sa composition, ni son mandat. Les conservateurs ont chaque fois escamoté la question.

 «Un rapport peut-il être créé à partir de rien? Christian Paradis semble être un adepte de la génération spontanée: sans avoir annoncé la création de ce comité, qui y siégerait ni quel serait son mandat, on apprend aujourd’hui qu’un rapport sera publié ex nihilo. Comme par magie», ajoute pour sa part Alexandre Boulerice (Rosemont-La Petite Patrie).

 Rappelons que Robert Aubin a déposé il y a plus d’un an le projet de loi C-315, qui visait notamment à obliger les entreprises de juridiction fédérale au Québec à s’assurer que leurs travailleurs puissent exercer leurs fonctions et recevoir des communications internes en français. Il s’agissait d’étendre un droit qui existe actuellement seulement pour les travailleurs québécois œuvrant sous juridiction provinciale.

 

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