Discours à l'occasion de la journée de la francophonie le 20 mars

La langue française est un bijou et la culture francophone est l’écrin qui la porte, la protège et la met en valeur.

Cette année, les festivités de la francophonie ont pour thème « Le français est une chance » et cette chance, elle est nôtre au Canada. 

Cependant, trop souvent, un peu comme une amitié de longue date, on la tient pour acquise et les gestes que l’on pose, au lieu de nous rapprocher, nous éloignent des idéaux que nous nous étions promis.

Notre crédibilité pour une organisation regroupant 75 États et gouvernements, représentant 890 millions de personnes dont 220 millions de  locuteurs francophones ne saurait grandir si chez nous, nous n’acceptons pas de consacrer temps, argent et énergie au développement de nos communautés francophones aux multiples accents.

Lorsqu’il est question de francophonie, la communauté internationale a souvent les yeux tournés vers le Canada et ce dernier doit être la figure de proue en matière de défense et de promotion du fait français.

Cette langue et cette culture demeurent vivantes parce que des hommes et des femmes de chez nous luttent quotidiennement pour vivre en français.  Nous avons fait le choix de la dualité linguistique alors, pour utiliser une expression bien de chez nous, les bottines doivent suivre les babines !!!

Je tiens aussi à saluer le travail remarquable du Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou Diouf, mais j’ajouterai des remerciements à tous ces travailleurs qui au quotidien font rayonner la langue française.  Sur la Colline, je pense à tous les traducteurs, à tous les interprètes de même qu’à toutes celles et ceux qui développent leur compétences dans le respect des deux langues officielles. Grâce à eux, les francophones peuvent conserver l’espoir de grandir, vivre et vieillir en français.

En terminant, je fais le vœu que chaque année nous continuions à célébrer la francophonie internationale le 20 mars mais que pendant tous les autres jours de l’année, nous travaillions sans relâche à répondre aux besoins des collectivités francophones de ce pays.

Aux francophones et francophiles d’ici et d’ailleurs :

«Bonnes célébrations »